1 Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.[a] 2 Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Béthesda,†2. Bethesda. La Vulg. dit : Bethsaida : les manuscrits grecs ont, les uns Bethsaida, d’autres Bethzatha, d’autres Béthesda. Ce dernier nom s’explique mieux. Il signifie « maison ou lieu de miséricorde. » — On lit dans la Vulgate : Or à Jérusalem est la piscine Probatique (des Brebis), qui est appelée Bethsaïde et a cinq portiques. et qui a cinq portiques. 3 Sous ces portiques étaient couchés un grand nombre de malades, d’aveugles, de boiteux et de paralytiques ; [ils attendaient le bouillonnement de l’eau. 4 Car un ange du Seigneur descendait à certains temps dans la piscine, et agitait l’eau : et celui qui y descendait le premier après l’agitation de l’eau, était guéri de son infirmité quelle qu’elle fût.]‡4. Le v. 4. est omis dans le Sinaïticus et le Vaticanus et aussi dans 100, D, A, dans plusieurs versions (syriaque de Cureton, Copte) et qq. mss. de la Vulgate. Il se trouve dans l’Alexandrinus et la plupart des mss. onciaux, dans les versions syriaques (Peschito et Philoxénienne) et la plupart des mss. de la Vulgate. Il était lu par S. Cyrille d’Alex., S. Chrysost., Tertullien, etc. 5 Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans. 6 Jésus l’ayant vu gisant, et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » 7 Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine dès que l’eau est agitée, et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » 8 Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche. » 9 Et à l’instant cet homme fut guéri ; il prit son grabat et se mit à marcher. C’était un jour de sabbat.
10 Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri : « C’est le sabbat, il ne t’est pas permis d’emporter ton grabat. » 11 Il leur répondit : « Celui qui m’a guéri m’a dit : Prends ton grabat et marche. » 12 Ils lui demandèrent : « Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton grabat et marche ? » 13 Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; car Jésus s’était esquivé, grâce à la foule qui était en cet endroit. 14 Plus tard, Jésus le trouva dans le temple et lui dit : « Te voilà guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. » 15 Cet homme s’en alla, et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. 16 C’est pourquoi les Juifs persécutaient Jésus, parce qu’il faisait ces choses le jour du sabbat.
17 Mais Jésus leur dit : « Mon Père agit jusqu’à présent, et moi aussi j’agis. » 18 Sur quoi, les Juifs cherchaient encore avec plus d’ardeur à le faire mourir, parce que, non content de violer le sabbat, il disait encore que Dieu était son père, se faisant égal à Dieu.
31 Si c’est moi qui rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas véridique. 32 Il y en a un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est véridique.[e] 33 Vous avez envoyé vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité.[f] 34 Pour moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage ; mais je dis cela afin que vous soyez sauvés.[g] 35 Jean était la lampe qui brûle et luit, mais vous n’avez voulu que vous réjouir un moment à sa lumière. 36 Pour moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, rendent témoignage de moi, que c’est le Père qui m’a envoyé.
37 Et le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, ni vu sa face, 38 et vous n’avez pas sa parole demeurant en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu’il a envoyé. 39 Vous scrutez les Écritures, parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle ; 40 or, ce sont elles qui rendent témoignage de moi ; et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. 41 Ce n’est pas que je demande ma gloire aux hommes ; 42 mais je vous connais, je sais que vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. 43 Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, vous le recevrez. 44 Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne recherchez pas la gloire qui vient de Dieu seul ? 45 Ne pensez pas que ce soit moi qui vous accuserai devant le Père ; votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. 46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi.[h] 47 Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? »
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5, 1. Dans les manuscrits et les versions, se trouve deux leçons : la fête, ⸀ἦ ἑορτὴ, et une fête, ἑορτὴ, sans article. Avec l’article ce serait la fête par excellence, la Pâque : c’était le sentiment de S. Irénée. Avec ou sans l’article, on pourrait y voir la fête des Tabernacles. D’autres fêtes ont été proposées, comme la fête de Purim, qui ne vont pas au contexte.
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