1 Je t’adjure devant Dieu et devant le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, et par son apparition et son règne, 2 prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, menace, exhorte, avec une entière patience et toujours en instruisant. 3 Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais ils se donneront une foule de docteurs, suivant leurs convoitises et avides de ce qui peut chatouiller leurs oreilles ;*4, 3. Chatouiller, etc. ; litt. ayant aux oreilles une démangeaison d’entendre des nouveautés qui flattent leurs mauvais penchants. Le texte grec, κνηθόμενοι τῆν ἀκοῆν, montre, bien que le prurientes auribus de la Vulgate ne doit pas être rapporté à magistros mais au sujet du verbe coacervabunt. 4 ils les fermeront à la vérité pour les ouvrir à des fables.[b] 5 Mais toi, sois circonspect en toutes choses, endure la souffrance‡5. Endure la souffrance : le labora de la Vulg. doit s’entendre d’après le grec κακοπάθησον du travail de la souffrance ; sache porter avec vaillance les adversités de toute sorte. — La Vulg. ajoute : sois sobre. Ces deux mots manquent dans tous les manuscrits grecs et dans plusieurs manuscrits de la Vulgate elle-même., fais l’œuvre d’un prédicateur de l’Évangile, sois tout entier à ton ministère. 6 Car, pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ est proche.§6. La pensée : Je suis près de mourir, est exprimée sous deux images différentes : d’abord sous la figure d’un sacrifice, ou plutôt d’une libation, à cause de son sang qui va être versé (comp. Phil. 2, 17) ; puis sous celle d’un navire dont on détache les amarres pour sortir du port. Au lieu de mon départ, la Vulgate traduit, ma dissolution, la séparation des deux éléments qui composent l’être humain, l’âme et le corps ; le mot grec peut aussi se traduire de cette manière. 7 J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi ; 8 il ne me reste plus qu’à recevoir la couronne de justice, que me donnera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son avènement.
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4, 3. Chatouiller, etc. ; litt. ayant aux oreilles une démangeaison d’entendre des nouveautés qui flattent leurs mauvais penchants. Le texte grec, κνηθόμενοι τῆν ἀκοῆν, montre, bien que le prurientes auribus de la Vulgate ne doit pas être rapporté à magistros mais au sujet du verbe coacervabunt.
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