1 Faut-il se glorifier ? Cela n’est pas utile ; j’en viendrai néanmoins à des visions et à des révélations du Seigneur. 2 Je connais un homme*12, 2. Un homme, S. Paul lui-même. — Peut-être le ravissement mentionné Act. 22, 17 sv. — Troisième ciel : les Hébreux distinguaient le ciel de l’air (atmosphère), le ciel des astres (éther) et le ciel spirituel où Dieu habite (empyrée). dans le Christ qui, il y a quatorze ans, fut ravi jusqu’au troisième ciel (si ce fut dans son corps, je ne sais ; si ce fut hors de son corps, je ne sais : Dieu le sait). 3 Et je sais que cet homme (si ce fut dans son corps ou sans son corps, je ne sais, Dieu le sait) 4 fut enlevé dans le paradis, et qu’il a entendu des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme de révéler. 5 C’est pour cet homme-là que je me glorifierai ; mais pour ce qui est de ma personne, je ne me ferai gloire que de mes faiblesses. 6 Certes, si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensé, car je dirais la vérité ; mais je m’en abstiens afin que personne ne se fasse de moi une idée supérieure à ce qu’il voit en moi ou à ce qu’il entend de moi. 7 Et de crainte que l’excellence de ces révélations ne vînt à m’enfler d’orgueil, il m’a été mis†7. Mis dans (litt. donné pour) ma chair par Dieu. — Une écharde, un éclat de bois, (comp. Nombr. 33, 55) une épine : figure de quelque souffrance corporelle : interprétation donnée par les Pères grecs et la plupart des anciens exégètes. — Un ange de Satan : apposition à ce qui précède ; l’écharde personnifiée devient un ministre de Satan. une écharde dans ma chair, un ange de Satan pour me souffleter, [afin que je ne m’enorgueillisse point]. 8 À son sujet, trois fois j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi,‡8-9. La Vulgate commence le vers. 8 par c’est pourquoi. Le sens littéral du grec est, au sujet duquel, de l’ange de Satan. — Se montre tout entière litt. donne toute sa mesure lorsqu’elle fait triompher la faiblesse de l’homme. 9 et il m’a dit : « Ma grâce te suffit, car c’est dans la faiblesse que ma puissance se montre tout entière. » Je préfère donc bien volontiers me glorifier de mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi. 10 C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les opprobres, dans les nécessités, dans les persécutions, dans les détresses, pour le Christ ; car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. 11 Je viens de faire l’insensé : vous m’y avez contraint. C’était à vous de me recommander, car je n’ai été inférieur en rien à ceux qui sont les Apôtres, quoique je ne sois rien. 12 Les preuves de mon apostolat ont paru au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles. 13 Qu’avez-vous à envier aux autres Églises, si ce n’est que je ne vous ai pas été à charge ? Pardonnez-moi ce tort. 14 Voici que pour la troisième fois je suis prêt à aller chez vous, et je ne vous serai pas à charge ;[d]
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12, 2. Un homme, S. Paul lui-même. — Peut-être le ravissement mentionné Act. 22, 17 sv. — Troisième ciel : les Hébreux distinguaient le ciel de l’air (atmosphère), le ciel des astres (éther) et le ciel spirituel où Dieu habite (empyrée).
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