2. Chap. 2, 6 — 3, 17 : La vraie sagesse contenue dans l’Évangile (6-11) ; mais elle ne s’adresse qu’aux parfaits (12-16) et à Corinthe on est loin d’être parfait (iii, 1. 2). L’éminente dignité des prédicateurs de l’Évangile (3-9) ; leur devoir ; Dieu les jugera (10-17).
6 Pourtant il est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits,§6. Les parfaits (ailleurs les spirituels), ce sont les fidèles arrivés à la maturité de la vie chrétienne, capables d’une science plus profonde des mystères de l’Évangile, par opposition à ceux que Paul appelle enfants en J.-C., et auxquels convient le lait de la doctrine (iii, 1, 2), c.‑à-d. un enseignement élémentaire (Hébr. 5, 14). sagesse qui n’est pas celle de ce siècle, ni des princes de ce siècle, dont le règne va finir. 7 Nous prêchons une sagesse de Dieu mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre glorification. 8 Cette sagesse, nul des princes de ce siècle ne l’a connue ; — car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de la gloire. 9 Mais ce sont, comme il est écrit, « des choses que l’œil n’a pas vues, que l’oreille n’a pas entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l’homme, — des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. »[e]10 C’est à nous que Dieu les a révélées par son Esprit ; car l’Esprit pénètre tout, même les profondeurs de Dieu. 11 Car qui d’entre les hommes connaît ce qui se passe dans l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même personne ne connaît ce qui est en Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. 12 Pour nous, nous avons reçu non l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. 13 Et nous en parlons, non avec des paroles qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec celles qu’enseigne l’Esprit, en exprimant les choses spirituelles par un langage spirituel.†13. Litt. unissant ou adaptant un langage spirituel aux choses spirituelles, aux vérités révélées.14 Mais l’homme naturel[g] ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est par l’Esprit qu’on en juge. 15 L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. 16 Car « qui a connu la pensée du Seigneur, pour pouvoir l’instruire ? » Mais nous, nous avons la pensée du Christ.[h]<- 1 Corinthiens 11 Corinthiens 3 ->
2, 1. Le témoignage de Dieu (Vulg. du Christ) et le témoignage du Christ (i, 6 ; 2Ti. 1, 8) sont au fond la même chose : les Apôtres attestent au sujet de Dieu ce qu’il a fait par J.-C. pour le salut des hommes.
c4. De la sagesse (la Vulg. ajoute humaine), des sages, des philosophes.
d6. Les parfaits (ailleurs les spirituels), ce sont les fidèles arrivés à la maturité de la vie chrétienne, capables d’une science plus profonde des mystères de l’Évangile, par opposition à ceux que Paul appelle enfants en J.-C., et auxquels convient le lait de la doctrine (iii, 1, 2), c.‑à-d. un enseignement élémentaire (Hébr. 5, 14).
e 9. Citation, dit S. Jérôme, composée de divers passages d’Isaïe (lxiv, 4 ; 65, 17) qui se mêlaient dans les souvenirs de l’Apôtre.
f13. Litt. unissant ou adaptant un langage spirituel aux choses spirituelles, aux vérités révélées.